Brasure par métal : choisir l’alliage adapté à votre application

Choisir la bonne brasure dépend avant tout du métal à assembler. Le métal de base détermine le choix de l’alliage, la température de travail, le flux et la technique à appliquer. Umicore BrazeTec propose une gamme complète de solutions de brasage adaptées à chaque métal industriel, du cuivre à la céramique, de l’acier inoxydable aux métaux précieux. Utilisez notre outil de sélection guidé →

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Depuis quand la technique du brasage est-elle utilisée ?

« Assemblage de pièces métalliques grâce à un métal d’apport se trouvant à l’état liquide, ayant une température de fusion plus basse que celle des pièces à joindre et mouillant les pièces de base, celles-ci ne participant pas par fusion à la constitution du joint. » — Larousse

Le brasage est une pratique historique dont les premières traces ont été retrouvées en Iran et datent de 5 000 ans. Dès l’Antiquité et l’Égypte ancienne, les métaux précieux comme l’or et l’argent étaient fondus pour confectionner des bijoux. La découverte de l’étain, grâce à sa basse température de fusion, a constitué une innovation décisive. À partir de cette base, l’humanité a progressivement optimisé ce procédé sur plusieurs siècles.

Des allusions au brasage à l’étain apparaissent dans les écrits de Pline, auteur romain du Ier siècle. L’importance du flux était déjà connue des Chinois, des Hindous et des Romains, qui utilisaient un mélange de résine, de nitre, d’urine et de carbonates. Plus récemment, au milieu du XIXe siècle, la brasure argent a été utilisée pour réparer et fabriquer le premier câble transatlantique.

De nos jours, les brasures sont utilisées dans tous les domaines industriels : climatisation et tuyauterie, outillage, aérospatial, électronique, lunetterie, tôlerie et bijouterie. C’est un consommable technique touchant à l’intégrité des pièces finales, et son choix doit être effectué avec soin.

Tous les métaux et matériaux peuvent-ils être brasés ?

Par définition, le brasage consiste à assembler des pièces métalliques. La plupart des métaux peuvent être brasés, à condition que leur température de fusion soit plus élevée que celle du métal d’apport utilisé. Dans ce cas, il suffit de bien choisir le couple métal à braser / brasure.

Le grand avantage du brasage est qu’il permet d’assembler des métaux ayant des températures de fusion très différentes. Braser de l’acier avec du cuivre, ou de l’acier avec du carbure de tungstène, est aussi aisé que braser du cuivre avec du cuivre. Ces combinaisons sont impossibles par soudage classique, car les températures de fusion de ces métaux sont trop éloignées. Le brasage surmonte cette contrainte grâce au métal d’apport intermédiaire.

Différences de températures de fusion entre métaux, brasage BrazeTec

Il n’y a pas que les métaux qui peuvent être brasés. Les céramiques sont également brasables, bien qu’elles ne présentent pas de phénomène de mouillage naturel. Deux méthodes existent : métalliser la céramique avant de braser la partie métallisée, ou utiliser une brasure active permettant une liaison céramique-métal directe et durable. La gamme BrazeTec CB est spécifiquement conçue pour ces applications.

Le choix du format du métal d’apport est également déterminant : fil en bobine pour les systèmes automatiques, baguette nue ou enrobée pour l’usage manuel, bande ou pâte pour les brasages en série, anneaux préformés pour les géométries spécifiques.

Peut-on utiliser n’importe quelle brasure pour n’importe quel assemblage ?

Non et c’est essentiel de le comprendre. Le choix de la brasure dépend des métaux de base, des conditions d’utilisation de la pièce brasée et du procédé employé. Voici les grandes familles d’alliages BrazeTec et leurs usages spécifiques :

Alliages Ag-Cu-Zn : brasures polyvalentes

Les brasures fortes standard à base argent-cuivre-zinc sont les plus versatiles. Elles s’appliquent à l’acier, au cuivre, aux alliages de cuivre, au nickel et à ses alliages. À utiliser avec flux adapté.

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Alliages cupro-phosphore : cuivre sur cuivre

Spécifiquement adaptés au brasage cuivre/cuivre. La présence de phosphore remplace le flux sur les assemblages cuivre pur. Ne pas utiliser sur acier ou alliages de nickel (phase fragile Fe-P ou Ni-P).

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Brasures sandwich multicouches : métaux durs

Brasures composites métal d’apport + métal de base. Compensent les tensions internes dues aux différences de dilatation thermique. Idéales pour carbures, outils diamantés et aciers spéciaux.

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Brasures actives : céramique/métal

Permettent d’assembler des matériaux théoriquement incompatibles comme les céramiques et les métaux. La brasure active crée une structure spinelle entre les deux surfaces.

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Brasures BlueBraze : faible teneur en argent

Alliages innovants réduisant jusqu’à 20 % la teneur en argent tout en conservant les propriétés mécaniques des brasures standard. Solution économique et performante.

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Brasures tendres : assemblages basse température

Pour des assemblages en dessous de 450 °C. Résistance mécanique plus faible mais économies d’énergie et compatibilité avec les matériaux sensibles à la chaleur. Idéales pour la plomberie et les brasages étagés.

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